L'exit tax, une mesure fiscale destinée à lutter contre l'évasion fiscale, suscite souvent l'intérêt et les débats parmi les contribuables. Cette mesure, instaurée en France depuis 2011, vise à taxer les plus-values latentes des contribuables qui quittent le territoire français pour s'installer à l'étranger.
L'exit tax a été mise en place dans le but de lutter contre les départs de contribuables fortunés vers des pays à fiscalité plus avantageuse, dans le but de réduire leur impôt sur les revenus du capital. En effet, certains contribuables cherchent à bénéficier d'une imposition plus légère ou d'une absence d'imposition sur leurs plus-values en cédant leurs actifs avant de s'installer à l'étranger.
Concrètement, l'exit tax s'applique aux personnes physiques domiciliées fiscalement en France depuis au moins six ans et qui possèdent des valeurs mobilières ou des droits sociaux d'une valeur supérieure à 800 000 euros. Lorsqu'un contribuable souhaite quitter la France pour s'installer dans un autre pays, il est donc soumis à une taxation des plus-values latentes de ces actifs. Ces plus-values latentes correspondent à la différence entre le prix d'acquisition des titres et leur valeur au moment de la sortie du territoire.